20 Février 2016
Dans un bassin de récupération des eaux pluviales de mon quartier est née une petite mare toute en longueur où viennent canards colverts et pouillots véloces. J'y retrouve une riche flore des milieux humides, dont ces prêles.
J'ai commencé l'identification de cette prêle en dressant le tableaux comparatifs des prêles que l'on trouve en région parisienne (s.
| Tiges fertiles | Tiges | Rameaux | Gaine | Epi ou strobile | |
| E. arvense | non chlorophylienne, | ||||
| E. palustre | profondément cannelée, peu creuse | non ramifiés | sommet arrondi, sans pointe | ||
| E. fluviatile | fin du printemps voire en été, tiges aériennes disparaissant en hiver | très creuse, cannelures peu marquées | chlorophylienne, à petites dents persistantes terminées par une pointe sombre | ||
| E. silvaticum | sommet sans pointe | ||||
| présence de tiges aériennes (dont tout au long de l'année | absents | large bande décolorée encadrée de deux cercles noirs | |||
| E. telmateia | très creuse, couleur blanc ivoire | vert pâle à nombreuses dents effilées et brunes |
J'ai vite de dire que ma prêle est Equisetum hyemale, la prêle d'hiver. Elle est bien nommée car en période hivernale, c'est la seule de nos régions à présenter des tiges aériennes, les autres prêles disparaissant en général à cette période.